
Sur le très sérieux blog « Sur la toile« , on pouvait lire ceci aujourd’hui :
Lorsqu’il s’agit de franchir une rue, les humains agissent comme des « lemmings » et non pas comme des individus rationnels. Ils suivent aveuglément ce que font les autres piétons. Cette recherche a montré que les piétons sont entre 1,5 et 2.5 fois plus susceptibles de franchir une rue très passante si quelqu’un affronte le trafic. Les hommes sont plus susceptibles que les femmes de franchir la route de cette manière.
Pour les biologistes derrière cette étude, il était question de regarder l’instinct grégaire des humains : il leur est venu l’idée d’analyser le comportement de leurs congénères à une intersection au sein d’un centre actif d’une ville. Le fait de traverser la route est en soit dangereux et on a voulu savoir si le comportement des gens était influencé par ceux qui les entourent. L’avantage de suivre les autres pour traverser semble avoir un intérêt, car cela indique une « ouverture » et on peut donc traverser plus rapidement. L’inconvénient est bien plus important : être blessé par un véhicule. Il est fort possible que les gens se sentent davantage en sécurité avec les autres. Cela proviendrait du résultat de notre Évolution.
J’ajoute que l’étude ne fait pas état d’un fait particulièrement intéressant : le social proof, ou preuve sociale en français.
J’avais lu dans un livre très intéressant (Influence et manipulation, qui explique entre autres comment arrêter de se faire avoir par des charlatans) que les piétons sont plus enclins à suivre une personne qui se lance dans la traversée dangereuse d’une route, si elle est… bien habillée ! Ils avaient fait le test avec un ouvrier en bleu de travail et un businessman en costard.
On dit que l’habit ne fait pas le moine mais ce n’est qu’une pure hypocrisie populaire…
Moralité : arrêtez de traverser la route si vous ne l’auriez pas fait vous-mêmes (ça ne s’applique pas qu’à la traversée de la chaussée)…