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Bernard Werber – Paradis sur mesure

paradis-sur-mesureCertains d’entre vous le savent déjà : je suis fan des livres de Bernard Werber.

J’ai commencé par la saga des Fourmis avant de suivre la pentalogie du ciel (la saga des Thanatonautes) puis je me suis progressivement intéressé à toutes ses oeuvres.

On y retrouve généralement les mêmes (bonnes) idées et on finit la lecture d’un livre avec un petit plus de culture qu’avant de le commencer. De plus, certaines fois, on en garde des parties indélébiles qu’on ne peut s’empêcher de ressortir durant des conversations. Certains d’entre vous m’ont déjà entendu dire (attention, certaines révélations sont des spoilers des romans, à lire et à découvrir) :

  • que l’homme était le croisement du singe et du porc
  • que les fourmis sont la civilisation la plus ancienne de notre époque… et qu’ils nous survivront
  • que la vie après la mort existe
  • que 1+1 = 3

Je n’ai pas trop d’exemples en tête mais vous pouvez en proposer en commentaire ;)

Bref, venons-en à notre livre « Paradis sur mesure » que je viens de terminer.

Le livre est un reccueil de nouvelles, à la manière de l’Arbre des possibles du même auteur. Cette fois, BW nous invite à explorer de nouvelles idées. Passé probable, futur possible… Parmi les futurs possibles, on y découvre une planète ravagée par la pollution (un thème récurrent chez BW), on y découvre une planète entièrement peuplée de femmes, une humanité qui se reproduit comme les fleurs, etc. Dans les passés probables, on découvre le peuple issu de la défunte Atlantide, ceux qui sont à l’origine des blagues anonymes ou une nouvelle histoire de fourmis…

Finalement, le livre se laisse lire facilement et le découpage en nouvelles courtes est appréciable, même si certaines sont trop longues (Là où naissent les blagues) tandis que d’autres mériteraient un roman à part entière (Un amour en Atlantide).

Mais ce qui ressort globalement de la lecture, qui est un point commun à tous les livres de Maitre BW, et que j’arrive enfin à définir, c’est… la naïveté du récit. Quand on lit certains passages, on a l’impression de lire la rédaction d’un collégien de 6ème… Je pense notamment à la guerre des marques : l’armée Apple-Nokia lance une offensive contre les armées Microsoft-Nike-Pepsi. Sinon certains personnages ne sont pas très réalistes, on ne les « ressent » pas et ils ont souvent des comportements illogiques : une fille de 30 ans, superbe, qui devient le nouveau Kubrick dans une cité où pas une âme ne vit et qui meurt après avoir passé 50 ans sur un fauteuil, sans bouger de là, un photographe qui se laisse dévorer par les fourmis pour prendre des photos, un ami de comédien qui le suit secrètement dans une aventure périlleuse pour le retrouver et  qui risque finalement sa vie pour le battre en duel… Et il y a d’autres exemples.

Cette naïveté, on la retrouve dans d’autres romans de BW. On omet certaines parties réalistes du récit. J’avais ressenti ça dans le Papillon des étoiles lorsque des guerres sans fin à bord d’un vaisseau spacial avaient eu raison de toute la population sur des centaines d’années…

Mais cette naïveté du récit, je pense, sert à donner une conotation onirique. A vivre le récit comme un rêve. Car finalement, tout ce que l’on demande à BW, il me semble, c’est de nous faire rêver… grâce à son imagination.

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