Comme il vous le disait précédemment, Soso aime lire. Sa dernière lecture, proposée par un collègue de travail suite à une rapide discussion sur le Japon n’est autre que Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb, qui a été ensuite adapté en film. J’avais déjà lu Peplum du même auteur, un récit sympathique, rapide à lire, à l’humour plaisant.
On ne sort pas tellement du cadre humoristiquement dramatique de Peplum ici, à la différence près que ce roman est une autobiographie de la jeunesse de l’auteur. Avant de devenir l’écrivain belge née au Japon que nous connaissons, Amélie fut stagiaire dans une grande entreprise japonaise de Tokyo.

Donc, dans la compagnie Yoshimoto, j’étais aux ordres de tout le monde.
Une expérience d’une année de tous les sévices. Humiliation, travail monotone et abrutissant, harcèlement moral furent son quotidien. Avec les jours qui passent, Amélie va de bévue en bévue, s’attirant les foudres de sa supérieure directe aussi magnifique que cruelle. Elle occupera successivement les postes de « rien du tout », serveuse de café ou comptable avant de tomber de plus en plus bas dans la hiérarchie de l’entreprise.
Trop européenne pour s’adapter à une entreprise japonaise, Amélie fait toutefois preuve d’une humilité typiquement japonaise quant à l’exécution de ses tâches ingrates. Avec humilité et servitude, pourrait-on dire. Même si son petit côté « european-touch », du genre répondre à ses supérieurs ou prendre des initiatives personnelles nous démontre le contraire. Une effronterie typiquement européenne dans une entreprise japonaise où la hiérarchie est incontestable et la valorisation de l’individu inexistante est, j’avais envie de la placer, aussi mal vu qu’une pile dans une poubelle.
Amélie fait part de ses états d’âme et de son admiration pour son bourreau à la féminité quasi-parfaite et ne se prive pas de faire ses propres réflexions durant le récit. Par exemple, ce qui étonne l’auteur, ce n’est pas que le Japon connaisse le plus haut taux de suicide mondial. Mais que l’on ne s’y suicide pas plus…
Au final, Stupeur et tremblements reste un roman drôle dont la dimension tragique ne prend pas des mesures de roman d’horreur grâce à l’humour omniprésent dans le récit et à la légèreté de la narration – aux antipodes d’un Crime et chatiment !
J’ai vu le film uniquement mais c’est vrai que l’univers là-bas était spécial !!!
Moi J’ai lu le livre et je vis au Japon et je n’ai pas ete capable de le prendre au niveau humoristique. Quand j’ai eu fini le livre, je l’ai trouve tellement reel, que cela m’a fait deprimer!!! et pas rire du tout!
pour les amateurs, une vue d’ensemble admirative mais sans concession d’Amélie Nothomb, l’auteur belge à la plume acide sur le "canard vexé" =>
http://www.canardvexe.com/articl...
J’en parle sur mon blogue :
avenirdufutur.hautetfort….
il est vrai que ce livre est plaisant je l’ai étudié pour mon bac francais, et j’ai aimé. j’ai aussi lu "mercure" et "antechrista" d’Amelie NOTHOMB ces livres sont géniaux.
je voulais aussi vous dire que Amelie n’est pas stagiaire mais travail a l’entreprise YUMIMOTO.
Laura.