Dostoievski – Crime et chatiment

Je n’avais jamais entendu parler de Dostoievski avant. Et c’est bien normal, puisque c’est aux antipodes de mes lectures habituelles. Aussi, pour parfaire ma culture et me prouver que mon ouverture d’esprit n’est pas que feinte, je me lance le défi de lire autre chose que mes éternels bouquins de S-F. Donc au hasard de mes rencontres sur le net, on me conseille d’avoir une « vraie » lecture. Et un nom : Dostoeivski. Je me dis de commencer avec le roman le plus connu – dumoins, celui qui me disait quelque chose -, celui qui l’aurait apparemment consacré « auteur de la mort qui tue que Nietzsche lui-même était en admiration devant », Crime et chatiment.
On vit alors l’histoire de Raskolnikov, un étudiant sans le sou, fort antipathique, peu bavard, imbu de sa personne, l’anti-héros par excellence selon moi. Il se sent au-dessus de tout. De toute la bassesse humaine. Et de ses lois. Il se sent un Grand Homme, tels que le furent Napoléon et d’autres conquérants. Mais se sent frustré de ne pas avoir les moyens matériels pour débuter dans sa vie. Tout ceci (environ un quart du livre pour l’expliquer) le poussera à monter un plan pour assassiner une vieille usurière pour la dépouiller de ses biens, et ainsi financer ses propres études, qui lui permettront ensuite de faire progresser l’humanité par son génie.
Ca, c’était la première partie. La plus chiante. De l’action lente, de l’introspection à gogo, des états d’âme en veux-tu en voilà.
Après, notre « héros » pour lequel on n’éprouve toujours aucune sympathie mais bon, pas le choix hein !, se trouve aller mal. A-t-il bien fait ? Va-t-il se faire attraper ? Un peu fou-fou, il va alors prendre des risques et se trahir petit à petit auprès de ses proches et moins proches. Parmi eux, un inspecteur de police pas con du tout… qui va même tout découvrir, mais ne pourra pas coffrer notre prétentieux préféré, faute de preuve. Bref, Raskolnikov aura réussi grâce à sa chance, à exécuter le crime parfait.
Mon avis, c’est bien trop lourd à lire. Le nombre de pages est conséquent, et surtout il faut se concentrer pour suivre l’histoire, et surtout les monologues ! Des monologues à n’en plus finir… Des protagonistes dont le nom est imprononçable et qui en plus ont des surnoms… Merci la table des personnages d’ailleurs pour s’y retrouver ! Bref, pas facile-facile à lire et à suivre… Surtout les monologues, un truc de dingue ! ^^ Bref, je me suis littéralement forcé à lire l’intégralité du livre, en trois mois, et j’ai au moins eu la satisfaction d’être venu à bout de ce pavé de quelques 600 pages. Mais je recommencerai pas !

Mmm, yavait des images au moins ?
Ou bien la vendeuse t’a filé sont numéro en échange ?
Je veux pas être méchant mais tu l’as lu comme une de tes vulgaires oeuvres de science fiction. Si tu crois que ce n’est qu’une fausse intrigue policière à la con tu te trompes, que fais tu des plongées abyssales dans la psychologie des personnages ?
Tu es passé à côté de quelque chose, on ne t’avait pas mal conseillé loin de là.
Et puis si tu le lis en 6 mois comment veux tu apprécier le bouquin ? Pour info je ne lis pas spécialement vite, il m’a fallu 6 jours pour le finir. Miracle ?
Que veux-tu, le livre n’est pas très accessible, c’est la principale critique qu’il faut retenir.
La partie introspection des personnages ne m’a pas intéressé plus que ça, je ne suis pas Nietzsche. Ce n’est pas un livre à la con, loin de là; il y a de la consistance. J’ai essayé, et je n’ai pas aimé. Voilà tout.
Et puis, c’est pas six mois, mais trois. ^^
Oh, pour le nombre de mois, j’ai fait bocoup mieux que toi, j’ai du le lire en moins de 5 jours…… je dois le lire pour l’école, ben je crois que j’aurais du prendre un autre livre!
et puis comme tu dis, le nombre de monologue, c’est assez impressionant!!!!
et il faut toujours etre concentré, bon je dois admettre que l’histoire me plait beaucoup mais on voit bien que ce livre n’est pas tout récent!
un classique peut etre, mais alors je ne suis pas faite pour lire les classique!!!
Merci, je suis content de voir que je ne suis pas le seul à avoir trouver les monologues interminables ^^
Moi non plus, j’ai compris que tous les classiques ne m’étaient pas tous destinés…
Bon je viens de tomber par hasard sur ce blog en faisant précisément une recherche sur Crime et Châtiment, mais désolé je peux pas me retenir…
"Que veux-tu, le livre n’est pas très accessible, c’est la principale critique qu’il faut retenir."
Lis Proust, Kant, Nietzsche lui même, Descartes… Là tu verras ce que c’est qu’un livre "pas très accessible", mais ils n’ont pas grand chose à voire avec Crime et Châtiment. Quand tu lis de la poésie, certaines sortes de romans ou quand tu écoutes certaines sortes de musique, il faut faire un effort (et il est loin d’être insurmontable) pour aller vers ce que tu lis, pour essayer de comprendre. Ce que tu fais toi c’est que tu attends que tout tombe tout cuit, que le sens vienne vers toi et qu’on t’explique comment ça marche.
Alors c’est sûr que DBZ ça vient tout seul, comme la plupart des choses qu’on voit à la télé ou qu’on lit dans les livres de SF, il n’y a qu’à ouvrir béatement la bouche et attendre que ça vienne tout seul, comme font les petits enfants quand leur maman les nourrit. C’est pas dur, en effet. Mais c’est sûr que pour beaucoup de choses un peu plus poussées (ou "prise de tête" pour les abrutis) il faut faire un effort réel pour les saisir, mais elles apportent aussi tellement plus qu’un épisode de DBZ ou qu’un manga…
… Enfin après on peut avoir un minimum de curiosité intellectuelle ou choisir de pas se "prendre la tête".
Bon je rentre de soirée, mes neurones ne sont pas totalement dispo mais je peux pas m’en empêcher non plus…
"Ce que tu fais toi c’est que tu attends que tout tombe tout cuit, que le sens vienne vers toi et qu’on t’explique comment ça marche."
C’est faux car ma démarche était justement de sortir de mes sempiternelles lectures dont je connais les thèmes par coeur pour m’intéresser personnellement à de la littérature classique. J’ai été jusqu’au bout de ma démarche honnêtement.
Simplement, il faudrait comprendre qu’il y a diverses sensations que tu attends quand tu lis un livre. Si tu ne ressens rien (pas d’affection pour le personnage, pas d’intéressement au dénouement de l’histoire…), si tu n’impliques pas le lecteur, le livre a raté son objectif. Le fond est peut-être consistant, mais la forme est (je sais que ça va te déplaire) "nulle".
Enfin, je ne veux pas être mesquin, mais toi, as-tu essayé de t’intéresser réellement à des mangas avant de discréditer mes lectures ? Il y a des oeuvres qui abordent des sujets bien plus profonds que tu ne sembles le croire. Et… grâce à la mise en valeur de la forme, je me suis intéressé au fond. CQFD